Pegasus : mode d’emploi du logiciel pirate d’espionnage

Azienda solution/BLOG

  • Pegasus fonctionne sur tout smartphone

« Pegasus » est un logiciel espion, fonctionnant sur tout type de smartphone (iOS et Android) et ayant pour « particularité de permettre la collecte d’informations sur des appareils téléphoniques infectés par celui-ci, tout en masquant sa présence afin de se dérober à la détection », nous expliquait l’expert-praticien en intelligence économique et stratégique, membre du conseil scientifique de l’Institut d’Études de Géopolitique Appliquée (EGA), Franck DeCloquement, en décembre 2021.

Pegasus
  • Quand a-t-il été créé puis révélé ?

C’est l’entreprise israélienne « NSO Group » qui a conçu et commercialisé pegasus dès 2013. « Des courriels ont fuité nous indiquant rétrospectivement la date à laquelle ce logiciel avait été acheté », détaille Franck DeCloquement, ajoutant que c’était à ce moment là que les Émirats arabes unis avaient acheté une licence. 

Ce n’est qu’en 2016, que les preuves de l’existence de ce logiciel pirate ont été mises en lumière par des chercheurs du « Citizen Lab«  de l’université de Toronto, en le trouvant sur le téléphone d’un opposant politique émirati exilé au Canada, Ahmed Mansoor, nous confirme le chercheur.

  • Quels sont les fonctionnalités de Pegasus ?

Lorsque le logiciel Pegasus est installé sur le smartphone, il permet de faire énormément de choses dessus : lire les messages, voir les photos ou mots de passe, mais aussi écouter les appels téléphoniques, déclencher des enregistrements audio, ou suivre la géolocalisation de très près. 

« Ce logiciel est en constante évolution, afin de lui permettre en outre de s’adapter aux évolutions technologiques censées endiguer ce type de dispositif de « tracking » et de surveillance », détaille Franck DeCloquement. Mais les traces techniques complexes laissées par sa présence sont toutefois détectables par d’autres dispositifs informatiques existants.

Pegasus

  • Qui utilise Pegasus ? Qui est ciblé ?

Il existe en effet d’autres « dispositifs techniques » de ce type. Ils sont en général acquis par les centrales de renseignement du monde entier, voire par certaines entreprises privées. « Théoriquement, et selon son éditeur, le NSO Group, ‘Pegasus’ est uniquement vendu à des organisations étatiques, visant des personnes soupçonnées de terrorisme ou des crimes ou des délits graves en lien par exemple avec le trafic de drogue », déclare le chercheur. Mais en pratique, il est également utilisé aussi bien par des régimes autoritaires que des régimes démocratiques, pour espionner clandestinement des cibles particulières (journalistes enquêteurs, opposants politiques, activistes, militants des droits de l’homme), comme semble nous l’indiquer les révélations successives à partir de 2016. Cette dernière affaire en Espagne ne déroge pas à la règle, semble-t-il.

Lire aussi:


 

 606 total views,  2 views today

Add a Comment

Your email address will not be published.